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Publié : 5 décembre 2011

Lecture - Les mythes ... #8 le dernier

De nombreuses personnes croient qu’il est difficile d’enseigner l’orthographe parce qu’il n’existe pas de patrons orthographiques consistants.

MYTHE 8 - L’orthographe de la langue française est tellement irrégulière et comporte tellement d’exceptions qu’elle est difficile à enseigner.

État des connaissances issues de la recherche : Un phonème donné peut être représenté par plusieurs graphèmes différents (ex. : /£/ peut s’écrire "è", "ai", "e", "ei", "ê"). L’apprentissage des correspondances entre les graphèmes et les phonèmes ne suffit donc pas au développement de l’orthographe lexicale. Ce développement doit aussi s’appuyer sur l’apprentissage et la maitrise des connaissances orthographiques générales et spécifiques et de connaissances morphologiques (diverses formes de mots) (Fayol, 2006 ; Jaffré et Fayol, 2008). En effet, l’orthographe française présente certaines régularités (ex. : le phonème /o/ en position finale d’un mot s’écrit généralement "eau"). L’élève doit donc apprendre ces régularités en même temps qu’il acquiert l’orthographe de mots plus irréguliers (ex. : "thym", "monsieur"). Le développement des connaissances liées à la morphologie des mots est essentiel à l’apprentissage de l’orthographe des mots en français. Ces connaissances permettent notamment de justifier la présence de certaines lettres muettes en finale de mot (ex. : la lettre "d" à la fin du mot "grand" s’explique par ses liens avec les mots "grandeur", "grandiose"). L’enseignant doit détenir des connaissances relatives au fonctionnement de l’orthographe française pour accompagner ses élèves dans l’apprentissage et la maitrise de celle-ci.